Je suis étudiante, j’ai 20 ans et je m’appelle Audrey. Je vis seule dans un petit appartement de trois pièces que mes parents me louent car mes études m’ont conduite loin de ma famille. Je ne rentre pour la voir que lors des vacances, toutes les six semaines environ. Je partage mon logement avec une amie, étudiante elle aussi, Caroline. Je la connais depuis deux ans. Je l’ai rencontrée au moment de mon inscription à l’école, quelques mois avant le début des cours. Elle cherchait à se loger et, en discutant, nous avons tout de suite sympathisé. Je lui ai proposé de partager mon futur logement avec elle, ce qui arrangeait bien mes parents et me permit par la même occasion d’obtenir un peu plus que le minuscule studio initialement envisagé. Aujourd’hui, je ne peux que me féliciter de ce choix car j’ai établi de très bonnes relations avec Caroline qui est devenue ma confidente.

C’est une petite jeune fille tout à fait craquante. Elle n’est pas très grande, un mètre soixante-cinq tout au plus. Elle est rouquine avec la peau très blanche. Une vraie rousse, avec des tâches de rousseur sur les joues. Son corps est menu, ses épaules étroites. Tout le contraire de moi avec mon mètre soixante-dix-huit, ma longue chevelure brune et mes formes opulentes. Par contre, nous nous rejoignons sur bien d’autres points. En particulier notre envie folle de nous amuser. Nous travaillons dur pendant la semaine afin de mener à bien des études exigeantes, mais le week-end, à partir du samedi midi, nous changeons notre fusil d’épaule et cherchons par tous les moyens à décompresser. C’est surtout le cas en boîte le samedi soir. Nous adorons danser et passons nos nuits sur le dancefloor à nous abreuver de sons et de rythmes technos. Bien sûr, les garçons font aussi partie de nos préoccupations, même s’il est parfois un peu difficile, vu la taille de notre appart, de trouver l’intimité dont chacune de nous aurait besoin. Souvent, nous nous retrouvons contrainte l’une ou l’autre de nous isoler avec un mec dans une voiture. En fait nous vivons ce que vivent beaucoup d’étudiantes : les amours d’un soir, les ruptures, les flirts sans lendemain…

L’autre jour, en revenant de vacances, j’ai trouvé Caroline changée. Elle avait perdu un peu de sa bonne humeur et me semblait plus soucieuse qu’à l’accoutumée, moins enjouée. Ca ne lui ressemblait pas. Je l’ai laissée tranquille pendant quelques jours, mais je voyais bien que cela ne s’arrangeait pas. Elle paraissait préoccupée par quelque chose qui la tracassait. J’ai essayé de tâter le terrain discrètement, mais sans parvenir à obtenir une explication cohérente à son comportement. Quand, pour finir, elle a poliment refusé de sortir en boîte avec moi le week-end suivant, j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai décidé de demeurer à l’appartement avec elle. Il fallait que nous ayons une conversation toutes les deux. Je voulais retrouver la Caroline gaie et amusante que je connaissais jusqu’alors. Je suis donc restée avec elle et lui ai posé clairement la question qui me turlupinait depuis des jours :  » Qu’est ce qui n’allait pas chez elle ?  » Elle vint s’asseoir à côté de moi sur le canapé et commença à se confier, enfin.

 » Tu sais Audrey, ça n’a rien à voir avec toi. Enfin, pas directement ! Pendant que j’étais en vacances chez mes parents, j’ai fait la connaissance d’un type. Nous avons fait l’amour et aujourd’hui je crois bien que je ne peux plus me contenter des petites caresses avec les jeunes coqs qui traînent en boîte. Cet évènement a remis en cause la manière dont je voyais ma vie jusqu’à présent. Je la trouve petite, étriquée et pour tout dire, déprimante. J’ai envie qu’il me prenne de nouveau, je veux le revoir.  »

 » Mais c’est naturel, ça s’appelle l’amour, non ? Je ne vois pas où est le problème ! Au contraire, tu devrais être heureuse, même si je peux comprendre que de se retrouver à 300 kilomètres de celui qu’on aime peut paraître pénible.  »

 » Non, tu ne comprends pas ! Ce n’est pas que je l’aime. D’ailleurs ce n’est pas bien possible. C’est le meilleur ami de mon père et il est marié avec trois enfants. Il a cinquante-deux ans Audrey, cinquante-deux ! Je ne l’ai jamais vraiment aimé de toute façon. Mais là, j’ai besoin d’autre chose : Qu’il me fasse l’amour, encore et encore !  »

Je comprenais mieux son désarroi, même si je ne m’expliquais pas totalement ce nouveau besoin irrépressible de baiser. Mais comme Caroline semblait bien partie pour se confier à moi sans tabous, je décidai de ne pas intervenir et de la laisser parler.

 » Un de mes amies fêtait son anniversaire. Nous sommes allées en discothèque pour finir la soirée qui avait bien commencé par un repas largement arrosé. Je devais être un peu saoule. Là, dans la boîte, j’ai dansé et je suis tombée nez à nez avec Bernard, l’ami de mon père. Il était venu avec ses commerciaux pour fêter un gros contrat. Il me collait pendant que je dansais mais bizarrement, ça ne me gênait pas plus que ça. Je le trouvais dynamique et élégant. J’étais flattée qu’un type comme lui s’intéresse à moi. Je crois bien que j’étais heureuse de pouvoir montrer à mes copines que j’avais autant de succès qu’elles. L’alcool m’aidait à prendre tout ça à la légère et levait mes inhibitions. Pour son âge Bernard se débrouillait bien sur la piste. Il n’avait pas l’air ridicule. Je lui trouvais de plus en plus de charme. Aussi, quand une série de slows a démarré et qu’il s’est approché de moi pour me prendre dans ses bras, je n’ai pas pu résister. Je me suis retrouvée contre son torse puissant et j’étais bien.  »

J’imaginais tout à fait la frêle Caroline perdue dans les bras d’un homme d’affaire quinquagénaire, aux temps grisonnantes. Peut-être que l’image que je m’en faisais était fausse, mais ce n’était pas le plus important. Ce qui allait venir était bien plus alléchant encore.

 » Ensuite, c’est allé très vite. Il a commencé à me serrer fort en me caressant le dos d’une manière très agréable. Je pense que les sensations qu’il me procurait étaient décuplées par l’alcool qui coulait dans mes veines. Quand il m’a touché les fesses à travers ma petite jupe, j’ai levé les yeux vers lui. Il s’est penché et m’a embrassé divinement. Je n’aurai jamais dû me laisser faire car c’est là que mes ennuis ont vraiment commencé. Je lui ai donné mes lèvres et ma langue sans aucune retenue et il a sans doute pris ça pour un encouragement à aller plus loin. Il faut dire que sur le moment j’étais toute disposée à le suivre. Il s’en est rendu compte et m’a entraînée hors de la boîte, sur le parking. Il faisait froid et les vitres des véhicules étaient gelées. Il m’a conduite vers sa voiture, à ouvert la porte et nous nous y sommes engouffrés tous les deux. Je ne réfléchissais plus du tout à ce que je faisais, ni à la suite des évènements d’ailleurs. »

Ca devenait vraiment palpitant. Je soupçonnais bien sûr ce qu’il allait advenir de Caroline dans son récit. Ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait, tout comme moi d’ailleurs, dans une voiture sur le parking bondé d’une boîte de nuit avec un homme. En général, ce n’était pas pour y jouer à la belote. Mais il est vrai que, jusqu’à présent, il s’était plutôt agit de jeunes gars approximativement de notre âge et donc dénués de l’expérience des hommes mûrs. Je tendis l’oreille pour écouter la suite de sa confession intime.

 » Dès que la porte a été refermée il s’est jeté sur moi ! Il a juste appuyé sur un bouton de commande pour incliner les sièges en cuir de sa berline de luxe, sans les faire descendre complètement. J’étais agréablement installée. Le souffle court, je me suis laissée aller au fond du siège. Il s’est mis à côté de moi et a recommencé à m’embrasser. J’ai pris sa tête entre mes mains et je l’ai serré fort contre mes lèvres. Avec sa langue, il est allé chercher la mienne et m’a roulé un patin d’enfer. J’avais chaud malgré la fraîcheur de la nuit et je sentais que j’allai bientôt totalement perdre le contrôle de mon corps. Quand il glissa l’une de ses mains vers ma poitrine, je n’ai pas pu lui résister. J’étais trop heureuse qu’il me touche les seins. Je me suis cambrée pour lui offrir mes petites mottes jumelles.  »

Décidément, les confidences de Caroline s’annonçaient riches en émotions. Au rythme où elle se confessait, nous étions parties pour un bon moment. Je m’installai plus confortablement sur le canapé afin de bien capter tous les détails croustillants qu’elle voudrait bien lâcher. J’étais certaine d’y trouver mon compte et je regrettais de moins en moins notre sortie avortée en discothèque.

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A suivre… (Retrouvez les 6 épisodes de cette histoire sur le site d’histoires érotiques de Laura !)

Auteur : Laura

 

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